De l’historien trinidadien et éminent représentant du Black Marxism Cyril Lionel Robert James, l’on ne connaît guère encore en France que l’ouvrage séminal de 1938 sur la Révolution haïtienne : Les Jacobins noirs. Toussaint Louverture et la Révolution de Saint-Domingue. Et pour cause : c’était jusqu’à présent le seul livre de la vaste œuvre de C. L. R. James à avoir été traduit en français. Cette traduction était du reste assez précoce puisque, réalisée par Pierre Naville, elle fut publiée chez Gallimard dès 1949, avant de faire l’objet d’une réédition en 1984 aux Éditions caribéennes, puis en 2008 aux Éditions Amsterdam. Cette dernière publication participa de l’effort d’introduction (et de « traduction » dans tous les sens du terme) des postcolonial studies dans le champ francophone. Mais que sait-on d’autre de celui qui fut, de manière non exhaustive et dans le désordre, un grand théoricien et militant marxiste, compagnon de route et principal interlocuteur de Trotski sur la « question noire » aux États-Unis ; l’auteur d’une mémorable histoire sociale du cricket aux Antilles (Beyond a Boundary, son autre « classique ») ; une figure majeure du panafricanisme aux côtés de son compatriote et ami d’enfance, George Padmore ; un proche des leaders des indépendances, Kwame Nkrumah au Ghana (à propos duquel il a écrit une étude critique : Nkrumah and the Ghana Revolution) et Eric Williams à Trinité-et-Tobago ; un collaborateur de Raya Dunayevskaya et pour un temps de Cornelius Castoriadis ; un fervent lecteur et interprète de Hegel, Marx et Lénine (Notes on Dialectics), mais aussi de Dickens, Thackeray et Melville (auquel il a consacré un ouvrage : Mariners, Renegades and Castaways1) ? On en sait à coup sûr très peu, souvent rien. Les choses pourraient toutefois changer avec la publication fin 2012 aux éditions Syllepse d’un recueil d’articles réunis sous le titre Sur la question noire. La question noire aux États-Unis. I935-I967.
Distendre le marxisme : savoirs politiques et politiques des savoirs
Accompagné d’une précieuse préface retraçant le parcours politique et intellectuel de James ainsi que d’une postface de Maboula Soumahoro, ce recueil est composé de textes rédigés durant le séjour états-unien de James, qui s’étendit de 1938 jusqu’à son expulsion en 1953 – à l’exception d’un article sur l’invasion de l’Abyssinie (Éthiopie) par l’Italie fasciste publié en 1935 et d’un discours sur le Black Power daté de 1967. S’y révèle à tout instant la double préoccupation qui anime leur auteur : celle, d’une part, du révolutionnaire engagé, au sein du Socialist Workers Party (SWP, alors section américaine de la IV e Internationale) puis du Workers Party, dans les luttes politiques des « Nègres » (Negroes2) américains ; celle, d’autre part, de l’historien qui en appelle à exhumer la longue et riche histoire des révoltes et révolutions noires. Il n’y a là aucune dualité : apporter une réponse à la « question nègre » est inséparablement pour James un projet politique (marxiste-révolutionnaire) et un projet historiographique. Ainsi, lorsque James écrit que « le seul lieu où les Nègres ne se sont pas révoltés, c’est dans les pages des historiens capitalistes », il introduit un argument qui ne pourrait que réjouir les théoriciens postcoloniaux contemporains, dans la mesure où il en appelle déjà à un décentrement et pour tout dire à une « décolonisation des savoirs » ; mais force est de constater que ce renversement, il l’opère de facto non dans le cadre d’une critique de la « pensée européenne » traversée par les logiques coloniales, mais dans celui d’une critique du capitalisme et de ses modes de production de connaissance, cadres qui se recoupent certainement, mais ne s’identifient pas pour autant. De ce point de vue, l’on ne peut que mettre en question une certaine tendance dans la littérature anglophone à dissocier le James caribéen, panafricaniste et déjà postcolonial, du James marxiste... et encore eurocentriste, un James dérangeant qui n’hésite pas à parler le langage (historiciste) de l’« arriération ». Car c’est bel et bien un seul et même James qui se dédie à l’écriture d’une histoire des luttes noires et qui affirme par ailleurs que « c’est seulement là où il y a des idées bolcheviques, des idées marxistes, un savoir marxiste, une histoire marxiste, des perspectives marxistes, que l’on pourra échapper aux idées bourgeoises, à l’histoire bourgeoise et aux perspectives bourgeoises qui sont aux États-Unis si puissantes sur la question raciale ». De même ne peut-on donner des Jacobins noirs qu’une image tronquée si l’on échoue (ou si l’on se refuse) à y percevoir, dans les termes de Cedric Robinson, « une critique du stalinisme, une expression du concept de révolution permanente de Trotski et l’élaboration de la thèse de la dictature du prolétariat de Lénine – le tout construit sur l’extraordinaire détermination par Marx de l’accumulation primitive, c’est-à-dire impérialiste, du capital3 ». Ce qu’il s’agit donc de comprendre, ce n’est pas si et comment James est parvenu, ne fût-ce que par moments, à s’arracher au marxisme et à sa « centralité européenne », mais si et comment il est parvenu, et jusqu’à quelles limites, à faire usage du marxisme comme d’une « arme miraculeuse » (Césaire), à l’arracher à sa propre centralité, à le déplacer ou, dans les termes de Fanon, à le distendre, pour lui faire prendre la pleine mesure du problème racial et colonial.
Le Noir en tant que sujet de l’histoire
Dans la préface à l’édition de 1980 des Jacobins noirs, James écrit : « J’en avais assez de lire ou d’écouter ce qu’on écrivait ou disait au sujet des Africains : persécutés et opprimés en Afrique, sur l’Atlantique, aux États-Unis et dans toute la Caraïbe. Je décidai d’écrire un livre dans lequel les Africains – ou leurs descendants dans le Nouveau Monde –, au lieu d’être constamment l’objet de l’exploitation et de la férocité d’autres peuples, se mettraient à agir sur une grande échelle, et façonneraient leur destin, et celui d’autres peuples, en fonction de leurs propres besoins4. » Faire du Noir non plus l’objet du destin, une victime, mais un sujet de l’histoire doué de pouvoir d’agir et d’autonomie, le sujet d’une histoire (passée) qu’il faut dévoiler et d’une histoire (future) qu’il faut contribuer à construire, telle est la tâche que s’assigne (au présent) James. Il le répète dans La Question noire : « L’histoire révolutionnaire des Nègres est riche, stimulante, méconnue. [...] Le Nègre docile est un mythe ». Détruire ou déconstruire ce mythe, c’est pour James retracer l’histoire transnationale (transatlantique) des luttes noires. Cette histoire, elle court, ininterrompue, des révoltes contre les chasseurs, trafiquants et propriétaires d’esclaves jusqu’aux « violents soulèvements de Harlem, de Détroit et d’ailleurs », en passant par la Révolution haïtienne, « l’une des plus grandes batailles révolutionnaires de l’histoire », la guerre civile américaine et les mouvements abolitionnistes, ou encore le développement du mouvement fondé par Marcus Garvey (l’Universal Negro Improvement Association) dont James affirme qu’il fut à la fois un « réactionnaire », un « fanatique racial » et le dirigeant de ce qui fut « par bien des aspects [...] le mouvement politique de masse le plus remarquable que l’Amérique ait jamais connu ». Ce que donne à voir cette histoire et ce sur quoi James ne cesse de mettre l’accent, c’est l’indépendance des luttes noires ; or, si « l’histoire politique passée des Nègres fournit des indications non négligeables sur le sens que pourrait prendre leur évolution politique », alors le premier pas des masses nègres, au présent, « pourrait bien être la revendication du contrôle, tant matériel que symbolique, de leur propre destinée » ; car, dit encore James, « la lutte des Nègres, la lutte indépendante des Nègres, a une vitalité et une validité qui lui sont propres ». Cet axiome dirige tout le « travail nègre » de James qui appelle ses camarades du « Socialist Workers Party » à défendre (non à « mettre en avant ») le droit du Noir à l’autodétermination (si lui-même la revendique), son droit à « la formation d’un État nègre dans le Sud ». C’est que pour James, « autodétermination » ne signifie qu’une chose : « que les Nègres doivent déterminer leur propre avenir ». C’est au nom de cette indépendance que, dit James à propos du second conflit mondial, « les Nègres doivent s’opposer à la guerre », cette guerre pour la défense d’une démocratie à laquelle ils n’ont jamais goûté, cette guerre pour une civilisation au sein de laquelle ils doivent sans cesse lutter pour leur vie : « Lorsque Roosevelt et les autres adorateurs de la "démocratie" protestent contre Hitler pour la manière dont il traite les Juifs, Hitler ricane avec mépris et leur répond : "Voyons comment vous traitez les Nègres. J’ai appris comment persécuter les Juifs en étudiant la manière dont vous, Américains, persécutez les Nègres." Roosevelt n’a rien à répondre à cela. »
Les luttes noires et la « révolution mondiale »
Aussi paradoxal que cela paraîtra à certains dans le contexte postcolonial actuel, où les idées et mouvements postcoloniaux se voient régulièrement taxés de séparatisme, c’est précisément cette indépendance, cette « séparation » (ou du moins le pouvoir de se séparer) qui a rendu les luttes noires inséparables de l’« histoire mondiale ». Sans cette revendication et cette expression d’un pouvoir d’agir en son nom propre, le Noir n’aurait pas pu jouer le « rôle formidable » qui a été le sien « dans la transformation de la civilisation occidentale et dans le passage du féodalisme au capitalisme ». Dès ses débuts, « la lutte des Nègres pour la liberté et l’égalité a été une question internationale ». Or, l’« alliance » du mouvement noir et du mouvement ouvrier aux États-Unis, et plus généralement des luttes anticoloniales et de la révolution (mondiale) prolétarienne, ne répondra pas à d’autres principes, car « ce n’est pas que par l’approfondissement et l’élargissement continus de leurs luttes indépendantes que les Nègres seront en fin de compte amenés à reconnaître [...] que leurs luttes font partie de la lutte pour le socialisme ». « L’étude de l’histoire nègre », affirme James dans un échange avec Trotski reproduit dans Question juive, question noire (recueil de textes du révolutionnaire russe qu’on aura tout intérêt à lire en parallèle), « mène aisément à la conclusion que l’émancipation des Nègres aux États-Unis et au-dehors est liée à l’émancipation de la classe ouvrière blanche5 ». James ne met jamais en question « la nature de classe fondamentale de l’oppression raciale et l’unité objective des opprimés dans la lutte pour le socialisme ». Ce qui distingue les opprimés entre eux, les Noirs du prolétariat blanc, ce n’est « que » (c’est déjà beaucoup) l’intensité de l’exploitation et la brutalité des discriminations. Or c’est précisément parce qu’ils constituent la « fraction la plus opprimée et la plus discriminée de la société américaine » depuis des siècles que « les Nègres américains [en] constituent potentiellement l’élément le plus révolutionnaire », un potentiel dont l’enjeu est d’accompagner l’actualisation, le passage à l’acte – lequel ne saurait aller sans une violence qui, précise James, n’est pas l’opposée de la raison, et est vouée à se combiner avec elle : non pas raison ou violence, mais raison et violence. Le mouvement noir est donc amené à former « sous une direction politique adéquate, l’avant-garde de la révolution prolétarienne ». Enfin, si James souligne à plusieurs reprises, parfois contre Trotski, qu’étant privés de toute langue, de toute religion et de toute culture propres, « les Noirs sont – et ont été depuis plusieurs siècles – américains », il n’en accorde pas moins que leur « situation particulière » (ségrégations, oppression, couleur de la peau) fait que « leurs problèmes deviennent ceux d’une minorité nationale ». C’est pourquoi il est possible de leur appliquer, et James ne cesse à travers les années de le faire, la thèse de Lénine selon laquelle les « petites nations » sont susceptibles de jouer « le rôle d’un des ferments, d’un des bacilles qui favorisent l’entrée en scène de la force véritablement capable de lutter contre l’impérialisme, à savoir le prolétariat socialiste ». C’est-à-dire, traduit James, que les Noirs n’ont pas à attendre que le prolétariat se porte à leur tête pour agir. L’ordre des « causes » et des « effets » doit même être renversé : « par leur mouvement propre, leur résistance et les développements politiques qu’ils peuvent amorcer, ils peuvent ouvrir la voie par laquelle le prolétariat surgit sur la scène ».
Une question de point de vue ?
Mais ces arguments ne détruisent-ils pas peu à peu l’indépendance des luttes noires, que James ne cesse pourtant jamais de revendiquer, dans la mesure où la fin (la finalité) de ces luttes, et par conséquent leur sens (historique, politique) profond n’en continue pas moins d’échapper à leurs auteurs ? Si James reste toujours soucieux de penser une participation des luttes noires à la révolution socialiste qui ne soit en rien une subordination, cette exigence d’une « appartenance » posée comme a priori ne soumet-elle pas les mouvements noirs à une nouvelle dépendance ? James n’attribue-t-il pas à ces mouvements un manque constitutif lorsqu’il parle de « stimuler » les luttes des Nègres, de leur « enseigner » le marxisme, fût-ce « dans le langage de leurs aspirations et de leurs expériences propres », de gérer et d’orienter les forces et les passions, de « clarifier les élans spontanés des peuples vers l’internationalisme » car la « prise en compte du mouvement nègre indépendant ne minore pas la signification de la direction prolétarienne et avant tout prolétarienne » ? Outre le fait qu’il ne faudrait pas oublier que ces prises de position s’adressent aux militants de la IV e Internationale, force est de reconnaître que les questions qu’elles soulèvent, relevant en somme du problème général des relations entre spontanéité et organisation, n’en concernent pas moins (et probablement même plus) le prolétariat blanc américain que les mouvements noirs. Reste, dira-t-on, que James ne parle ici jamais des Noirs (qu’ils soient américains, africains ou antillais) qu’à la troisième personne. Il n’y a pas (encore) de « nous, Nègres » chez James qui en appelle « à étudier, à penser, et à pénétrer le mouvement nègre », à se consacrer « à l’observation des Nègres », activité qui ne peut manquer d’impliquer une certaine mise à distance, une différence. James ne parle au fond que de lui-même lorsqu’il évoque « ceux qui les connaissent, qui connaissent leur histoire, qui peuvent leur parler en toute intimité ». Mais pourquoi James devrait-il être assigné à une quelconque identité (noire) ? Au nom de quoi, et de qui, faudrait-il regretter que son identification n’ait pas été, du moins explicitement, plus profonde ? Plutôt qu’en termes d’identité, ne serait-il pas plus heuristique de penser ici en termes de perspective ou de point de vue ? En effet, le regard de James sur les Noirs américains n’est pas tant le regard d’un sujet sur un objet, qu’un regard sur un autre regard. Comme il l’écrit dans la préface de 1962 aux Jacobins noirs, il s’est toujours agi pour lui de renverser les perspectives : non plus voir l’Afrique ou les Antilles depuis la « civilisation occidentale », mais « à partir de leur propre histoire », une histoire qui, par ailleurs, est susceptible d’offrir une perspective décentrée sur l’Occident lui-même6. Ce à quoi s’attache James, c’est bel et bien à donner droit de cité au point de vue du Noir ; son discours est un discours qui s’efforce, non sans limite, de donner voix à la voix de celui qui, malgré tout, reste son Autre : « notre position théorique et notre analyse de ce qui se passe parmi les Nègres – ce qu’ils pensent – trouvent leurs fondements dans leur activité même ». Ici encore, ce geste que l’on pourrait dire postcolonial ne procède pas tant d’une rupture avec la théorie marxiste, que d’une reprise, et peut-être d’un déplacement, de ce qui constituait déjà bel et bien, au sein du marxisme, une théorie du point de vue (du prolétariat), laquelle aura sans doute trouvé son expression la plus complète dans Histoire et conscience de classe de Lukacs.
Qui est arriéré ?
Contre l’idée « du progrès linéaire imaginé par le courant dominant de la philosophie moderne », James, souligne Sandro Mezzadra, se sera attaché à penser une histoire au « rythme syncopé », constituée, à présent dans les termes de James lui-même, d’« une concaténation de périodes non pré-ordonnées de lente dérive, en alternance avec des étincelles de révolte, des bonds en avant et des catastrophes7 ». Ce « désordre » se manifeste également dans la méthode de James lui-même et en particulier dans son usage de l’Histoire de la révolution russe. En effet, dans les Jacobins noirs, ce ne sont pas seulement la Révolution française et la Révolution haïtienne qui se répondent « comme des voix dans une fugue » pour reprendre la formule d’Edward Said ; c’est aussi la Révolution russe, que James mobilise, dit Grant Farred, comme « un outil critique rétrospectif avec lequel il produit une interprétation de la révolte d’esclaves de Saint Domingue8 » – laquelle, ajoutera-t-on, doit à son tour s’offrir comme un outil « prospectif » pour les luttes anticoloniales de libération nationale, ainsi que James l’affirme lui-même : « comme on peut s’en apercevoir tout au long du livre, mais surtout dans les dernières pages, je n’ai cessé d’avoir à l’esprit, non pas les Antilles, mais l’Afrique9 ». Cette conception et cette méthode de la « concaténation », de la connexion et de la combinaison des temps et des espaces, de leur mouvement, devraient nous inviter à reconsidérer les usages jamesiens de l’« arriération ». Si Paget Henry affirme qu’on ne saurait reconduire la pensée de James à l’équation « marxisme = eurocentrisme », il n’en souligne pas moins l’échec de James à contester l’opposition binaire (coloniale) arriéré/avancé, elle-même étroitement dépendante de la dichotomie prémoderne/moderne10. En réalité, c’est avant tout en termes politiques et économiques que James conçoit l’arriération ; et cette arriération, montre-t-il dans ses Notes on Dialectics, c’était tout autant celle de la France « qui a produit la Révolution française », celle de l’Allemagne « qui a produit la philosophie classique et le marxisme » ou celle de la Russie qui a « produit la grande littérature russe [...] et le bolchevisme ». Tel est ce que, non sans faire écho à la loi du développement inégal et combiné formulée par Trotski, il appelle la « loi de la compensation historique » : « son importance est qu’en mettant au jour une réponse différée, elle projette dans le futur, et l’arriération est transformée, faisant de son arriération elle-même la dynamique de transition vers l’avant-gardisme. Quelle formule11 ! » Loin donc de répéter la scission (coloniale) du backward et du forward, James thématise leurs échanges, leurs renversements, leurs « bonds » (leaps), leurs transformations l’un dans l’autre. N’est-ce pas déjà là une subversion du clivage entre « archaïque » et « moderne », quand même elle serait encore formulée dans un langage (marxiste) qui en reproduit les termes ? Pour en juger, et plus généralement pour étudier la genèse chez James d’une critique postcoloniale au sein du marxisme, la matrice que constitue la critique de l’eurocentrisme est insuffisante... et elle pourrait même se révéler inadaptée.
Article initialement paru dans La Revue des livres, n° 10, mars-avril 2013.



