Revue des livres et des idées
Recension

Punitivisme et stratégie féministe

Par Aurore Koechlin

14 juillet 2026

Dans son dernier livre, Elsa Deck Marsault critique le tournant punitiviste d’une partie du mouvement féministe. Bien qu’Aurore Koechlin partage en grande partie son diagnostic, elle estime qu’il gomme les divisions internes au mouvement. Non seulement le féminisme est bien plus divers que ne l’affirme l’autrice de La Violence en spectacle, mais le débat stratégique en son sein est encore loin d’être tranché.

Women's March to Union Building

Jürgen Schadeberg, "Women's March to Union Building", 1955.

À propos de

Elsa Deck Marsault, La Violence en spectacle. Féminisme, État punitif et figure de la victime, Paris, La Fabrique, 2026, 160 p.

De Ni Una Menos à #MeToo, en passant par la grève féministe du 8-Mars, de puissantes mobilisations féministes se déploient depuis plus de dix ans à l’échelle internationale. L’une de leur particularités est d’être axées sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), thématique qui n’est pas sans susciter des débats importants au sein de l’espace autonome des mobilisations féministes : quelles revendications faut-il mettre en avant dans la lutte contre les VSS, notamment concernant la justice et la police ? C’est dans ce contexte que s’inscrit l’entreprise de la militante féministe et queer Elsa Deck Marsault. Son premier livre, paru en 2023, Faire justice1, traitait de façon très lucide de certaines apories du mouvement féministe et queer, en particulier du risque de repli sur soi et de quête d’une pureté militante permanente. Elle appliquait son analyse au cas particulier des VSS et à certains problèmes posés par leur gestion dans le milieu militant. La lecture de cet ouvrage était, à ce titre, particulièrement stimulante ; et, là où le deuxième livre de l’autrice le suit, il en va de même.

Contre le punitivisme

Faire justice expose de manière lumineuse les problèmes inhérents au traitement militant des VSS, en particulier l’essentialisation des positions de « victime » et d’« agresseur », ainsi que leur pendant, l’abus de responsabilisation, chaque militant·e se sentant dès lors autorisé·e à (voire obligé·e de) faire justice soi-même. Deck Marsault décrit très finement la dynamique d’emballement qui se met alors en place et qui ne peut conduire les personnes accusées qu’à se défendre plutôt qu’à réfléchir à leurs actes. Cela interroge l’objectif même d’un tel traitement : le but recherché est-il le changement – et, concrètement, la disparition des VSS – ou bien la vengeance ? Ces questions se posent avec plus d’acuité encore dans les milieux féministes et LGBTI (on pourrait ajouter : antiracistes), où des personnes minorisées se voient durablement exclues de leur seul lieu de survie, l’entre-soi communautaire. Sans compter que de telles démarches pèsent sur le reste du groupe – entraînant perte d’énergie collective, voire démoralisation, entre autres.
Deck Marsault ne se contente par ailleurs pas de dresser un constat ; elle propose des pistes pour sortir par le haut de cette situation. La compréhension de la responsabilisation individuelle est fautive : le milieu militant agit en aval, par la punition, c’est-à-dire quand il est trop tard, alors que trop souvent il détourne le regard des violences en amont, sans empêcher qu’elles se produisent. Or, c’est là que se situe la responsabilité collective. Trop souvent, l’individualisation de la prise en charge des VSS permet de disculper le groupe, qui a pourtant une responsabilité dans leur survenue. De la même façon, il n’est pas mis en place de véritables structures de prise en charge des VSS, qui seraient chargées de vérifier les faits et de se méfier des rumeurs et des allégations. Enfin, Elsa Deck Marsault souligne combien le call-out (la dénonciation publique), la pratique du cancel (l’interdiction de certaines personnes) ou encore l’exclusion devraient être non des réflexes immédiats, mais des solutions de dernier recours, quand les rapports de pouvoir sont particulièrement disproportionnés. Ce positionnement s’inscrit dans la perspective de justice transformatrice défendue par l'autrice, qui vise à transformer durablement les individus et la société. Pour elle, l’objectif n’est pas de punir, mais de mettre fin aux VSS.

On attendait donc que La Violence en spectacle prolonge ces réflexions – par exemple, en proposant un bilan critique des premières commissions VSS mises en place dans de nombreux syndicats, partis et collectifs. Il y aurait sûrement déjà beaucoup à en dire, un bilan d’étape à faire. Or, ce nouveau livre cherche plutôt à expliquer le phénomène décrit dans Faire justice, en défendant la thèse suivante : le mouvement féministe majoritaire, en s’institutionnalisant, serait devenu punitif. Selon l’autrice, le mouvement féministe des années 1970 était marqué par le marxisme et une lecture en termes de classe, ce qui a favorisé sa convergence avec les luttes abolitionnistes contre la prison. Mais, entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, l’État néolibéral en formation s’empare des thématiques féministes ; cela incite le féminisme majoritaire à adresser des revendications à l’État et à la justice sur la question des VSS et la prise en charge des victimes. Cette convergence s’accélérerait aujourd’hui, alors que se développe un « féminisme » néolibéral, voire d’extrême droite, sécuritaire, raciste et identitaire, sans que le mouvement féministe plus radical ne lui oppose de réponses. Finalement, le mouvement #MeToo aurait hérité de cet état de fait, en individualisant les VSS et en revendiquant le statut de victime, ce qui le conduirait à faire sien le mot d’ordre sur lequel s’ouvre l’ouvrage – « vingt ans pour chacun », à propos des accusés dans le procès des viols de Mazan.

Un féminisme divisé

Dès lors, on constate que, de Faire justice à La Violence en spectacle, un certain nombre de déplacements se sont opérés. Là où le premier ouvrage montrait bien que le problème était transversal au milieu militant, et lié à une socialisation globale des sociétés contemporaines aux normes judiciaires –Deck Marsault citant plusieurs exemples issus des milieux féministes, queer, antifascistes, libertaires –, le deuxième se focalise sur le seul mouvement féministe. De plus, là où le premier ouvrage s’appuyait sur une expérience de terrain, particulièrement riche et stimulante, du militantisme féministe et queer et de la justice transformatrice, le deuxième s’appuie davantage sur des éléments historiques, mais qui mériteraient un travail de recherche en soi. Sans compter que l’autrice mobilise peu la littérature sur le sujet: que l’on pense aux travaux de l’historienne Bibia Pavard sur la deuxième vague, à l’histoire à plusieurs voix des féminismes depuis 17892 ou encore aux recherches de Pauline Delage sur l’institutionnalisation de la lutte contre les VSS. Bien sûr, on ne peut pas avoir tout lu, mais, dans la mesure où cette question occupe le cœur de l’ouvrage, l’omission est regrettable et fragilise la thèse défendue par Deck Marsault.

En premier lieu, le mouvement féministe est, comme souvent, présenté comme un tout unifié. Bien que l’autrice précise – et cette précision est la bienvenue – qu’elle parle du « féminisme majoritaire », elle ne le définit pas précisément. Quel espace cela recoupe-t-il ? Est-il vraiment majoritaire, numériquement, idéologiquement ? Comment mesure-t-on sa dimension majoritaire ? Cette vision impressionniste conduit systématiquement à une unification abusive du mouvement féministe dans le but de le disqualifier. Or, ce dernier est, comme n’importe quel mouvement social, traversé par des stratégies différentes et en lutte les unes avec les autres. C’est, selon moi, de ces divisions qu’il faut repartir pour analyser l’espace de la cause des femmes et parvenir à saisir ce qui s’y joue. Ce que critique en réalité Deck Marsault, c’est l’institutionnalisation d’une partie bien définie du mouvement féministe, le féminisme réformiste, et dans un contexte bien spécifique, celui de l’accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981, dans lequel se développe un féminisme d’État, notamment avec la création d’un ministère aux Droits des femmes. 

Que ce moment constitue un tournant, cela est certain. Qu’il constitue le virage vers un féminisme punitif aujourd’hui majoritaire, voilà qui est plus discutable. Pour au moins deux raisons. Tout d’abord, je pense qu’il faut absolument refuser au camp néolibéral et, plus encore, à l’extrême droite, l’appropriation de l’adjectif « féministe ». Dans une partie du champ politique néolibéral, on affirmera que le capitalisme néolibéral est le meilleur instrument pour parvenir à l’égalité de genre. Dans un contexte où le féminisme a, de par la force de ses mobilisations, réussi à acquérir une certaine hégémonie, s’en réclamer présente de nombreux avantages politiques : cela répond aux aspirations d’une partie des femmes de la bourgeoisie ; cela permet de draper d’un semblant de progressisme un programme politique qui, reposant sur l’exploitation, ne peut que renforcer les inégalités ; enfin, cela entraîne des confusions idéologiques qui servent les intérêts de la bourgeoisie, notamment quand ses politiques racistes et impérialistes se trouvent justifiées par de prétendues valeurs féministes. 

Les motivations de l’extrême droite à revendiquer la même étiquette ne sont d’ailleurs pas foncièrement différentes sur ces points. Mais, à ces tentatives d’appropriation, nous devons opposer une vision claire de ce qu’est le féminisme : un projet politique d’émancipation de toutes les femmes et minorités de genre, pas d’une partie d’entre elles. C’est pourquoi nous devons leur refuser le terme. De même qu’Emmanuel Macron a écrit un livre intitulé Révolution sans qu’on le considère révolutionnaire, on ne croit pas que l’extrême droite soit la meilleure amie des travailleur·ses. On combat même pour démontrer le contraire. Alors pourquoi cette exception à propos du féminisme ? Or, si on enlève le néolibéralisme et l’extrême droite du féminisme majoritaire, la position punitiviste devient moins assurée. 

La deuxième raison pour laquelle il me semble que cette analyse est erronée repose sur un questionnement : la position carcérale est-elle vraiment une propriété du mouvement féministe ? On trouve dans toutes les coalitions pour des revendications répressives concernant les VSS un acteur essentiel, pourtant peu évoqué par Elsa Deck Marsault : les syndicats de lutte (CGT, Solidaires, FSU). Or, ces syndicats sont bien plus puissants et constituent une force sociale bien plus grande que les structures historiques du mouvement féministe défendant ces positions, par exemple le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), collectif unitaire créé en 1996. Dès lors, ne faudrait-il pas tenter d’expliquer les évolutions punitivistes en revenant sur l’histoire du mouvement social pris dans sa globalité ? 

Ensuite, il me semble qu’Elsa Deck Marsault considère un peu trop rapidement que le débat autour du punitivisme est clos au sein du mouvement féministe. Le moment #MeToo, qu’on peut considérer comme faisant partie d’une quatrième vague du féminisme, constitue moins le reflet d’une victoire du féminisme carcéral au sein du mouvement, que l’expression d’une lutte encore en cours entre différentes stratégies. Dans son dernier ouvrage, Deck Marsault tient la quatrième vague pour un mouvement punitiviste et cherchant à individualiser les rapports de domination. 

Or, bon nombre d’éléments peuvent être interprétés exactement en sens inverse. Par exemple, la multiplication des témoignages de VSS peut à la fois être interprétée comme une forme d’individualisation (« je parle de mon expérience ») et comme une indication du caractère massif et systémique du phénomène (ces témoignages font système). Par ailleurs, le fait de s’en prendre prioritairement à des personnes puissantes, analysé par Deck Marsault comme une individualisation de la domination et une spectacularisation des VSS, notamment dans leur traitement médiatique, permet également de retourner le discours néolibéral et raciste qui vise prioritairement les hommes des classes populaires et/ou racisés. 

La critique de l’État est enfin très présente. Au Chili, l’hymne de la quatrième vague, « Un violeur sur ton chemin », met directement en cause l’État : « Le violeur, c’est toi. Ce sont les pacos [les flics], les juges, l’État, le président. L’État oppresseur est un macho violeur. » De la même façon, en Argentine, l’interdiction de l’avortement encore en vigueur avant la victoire de 2020 était considérée par le collectif Ni Una Menos comme une forme de féminicide étatique. En France, au moment de la réception de #MeToo, en 2017, les assemblées générales féministes étaient traversées par un débat relatif à la nature des revendications : revendications répressives ou revendications alternatives ? On peut même penser que l’échec du développement d’un mouvement social #MeToo en France s’explique notamment par l’incapacité à faire émerger une revendication collective centrale et unifiante. Mais, en réalité, le débat est toujours en cours au sein du mouvement féministe, et il est difficile de savoir quelle position l’emportera. D’une certaine manière, les élaborations d’Elsa Deck Marsault en sont le produit.

Quel rapport à l’État ?

Selon cette dernière, la dérive du mouvement féministe est liée au fait que, plutôt que de tenter de changer le monde, il s’est mis à formuler des revendications adressées à l’État. La Violence en spectacle rappelle à juste titre que l’État est un instrument de l’ordre existant, et le droit le reflet d’un rapport de force entre dominants et dominé·es. Pour mettre fin au rapports sociaux de domination, il faut donc renverser les structures qui les produisent et les reproduisent. Mais, de ce constat, Deck Marsault déduit un lien d’équivalence entre la revendication de nouveaux droits, d’un côté, et, de l’autre, l’institutionnalisation, la déradicalisation et la passivité politique. Toute revendication est forcément récupérée par l’État, dit-elle. Certes, mais faut-il renoncer à adresser des revendications à l’État – donc à obtenir des avancées sociales ? 

Comme le mouvement social, le mouvement féministe doit lutter dans le champ du droit bourgeois, faire de ses revendications un levier de mobilisation des exploité·es et des opprimé·es, et construire par ce moyen un rapport de force avec l’État. C’est donc une erreur stratégique que de ne pas vouloir se confronter à l’État. Tout nouveau droit obtenu est un point marqué par les dominé·es dans le rapport de force global avec les dominants, en même temps qu’un appui pour les mobilisations futures. Si l’institutionnalisation de nos luttes et leur canalisation par l’État représentent un risque réel, ce n’est pas une raison suffisante pour s’en détourner. L’histoire récente montre que les victoires du mouvement féministe sur le terrain juridique – par l’exemple, l’obtention du droit à l’avortement en Argentine, en Colombie et au Mexique – n’entraînent pas forcément la démobilisation et l’institutionnalisation.
La question n’est donc pas tant de savoir s’il faut formuler des revendications que de discuter de leur nature : doivent-elles être répressives ou émancipatrices ? Renforcer les structures sociales inégalitaires ou nous mettre en position d’avancer vers leur renversement ? Concernant la lutte contre les VSS, il existe bien des revendications non répressives à arracher – à commencer par l’égalité salariale, puisqu’on sait que la précarité économique contraint à rester avec un proche violent. On pourrait évoquer aussi la mise en place d’une véritable éducation au consentement, à la sexualité et aux enjeux de genre dès le plus jeune âge, ou encore la construction massive d’hébergements d’urgence. On pourrait même revendiquer un traitement non judiciaire et non policier des affaires de violences sexistes et sexuelles. Pourquoi cela devrait-il être à la police d’enregistrer les plaintes ? Cette tâche serait susceptible d’être déléguée à une sorte de Planning familial des VSS, géré par une association féministe autonome qui proposerait une véritable aide et développerait des solutions en termes de justice transformatrice.

Pour une perspective intersectionnelle

Enfin, si le féminisme d’Elsa Deck Marsault ne fait aucun doute – et c’est d’ailleurs pourquoi ses positions méritent d’être discutées –, elle rejoint des critiques qui, elles, le sont beaucoup moins. Celles qui font du mouvement féministe un tout unifié, traversé par une seule stratégie et ne pouvant avoir d’autre horizon que la récupération visent généralement à délégitimer l’entreprise féministe en elle-même. Cette dernière serait fondamentalement bourgeoise, raciste ou réductible au néolibéralisme. Que le mouvement féministe puisse être récupéré par le néolibéralisme, voilà qui est incontestable. Mais constitue-t-il en cela une exception ? En réalité, c’est toute l’histoire des mouvements sociaux qui est marquée par de ce genre de récupération. 

L’une des pires trahisons de l'histoire ne concerne d’ailleurs pas le mouvement féministe, mais le mouvement ouvrier, au moment de la Première Guerre mondiale : en Allemagne, la social-démocratie se rallie à la guerre et ses députés votent les crédits de guerre ; en France, Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT, rejoint l’Union sacrée et deux ministres socialistes entrent au gouvernement. La trahison est telle que toute une partie du mouvement ouvrier rompt alors avec la Deuxième Internationale pour en fonder une nouvelle. Or, il n’est venu à l’esprit de personne d’en faire porter la responsabilité à l’ensemble du mouvement ouvrier, de l’accuser d’une récupération inhérente à son être même et de rejeter en conséquence l’analyse de classe. Alors pourquoi réserver une différence de traitement au mouvement féministe ? C’est bien sûr une forme de sexisme que de toujours en demander davantage aux femmes et aux minorités de genre qu’aux autres acteurs et actrices en lutte, sans compter que les premier·es, socialisé·es à la culpabilisation, sont plus prompt·es à reprendre à leur compte une telle lecture. Mais, au niveau politique, cela permet surtout à ces critiques du féminisme de prioriser à peu de frais d’autres rapports sociaux de domination, en particulier la classe ou la race, en récusant toute analyse intersectionnelle. En outre, l’évacuation de la question féministe les dispense commodément d’œuvrer à l’amélioration interne de leurs propres organisations. Il faut donc prendre avec recul les reproches constamment adressés au mouvement féministe : ils ont souvent leurs propres buts politiques.

Au contraire, nous devons leur opposer une perspective résolument intersectionnelle. Si un féminisme conséquent ne peut qu’être de classe, antiraciste et anti-impérialiste (sans quoi il n’est plus féministe, c’est-à-dire en lutte pour toutes les femmes), aucun mouvement social ne peut, à l'inverse, faire l’économie du féminisme, ni dans son analyse (le capitalisme et le racisme sont toujours genrés), ni dans sa stratégie (qui peut prétendre renverser le système sans la moitié de la population ?), ni dans son programme (une société future souhaitable doit réorganiser la reproduction sociale). De la même façon, si une lecture critique de l’histoire du mouvement féministe est nécessaire, celle-ci doit être replacée dans l’histoire plus large des mouvements sociaux et de leurs rapports avec l’État. Enfin, pour que l’analyse d’Elsa Deck Marsault ne reste pas lettre morte, il faut qu’elle soit prise en charge par l’ensemble du milieu militant, et pas uniquement par le mouvement féministe. Tout simplement parce qu’aucun mouvement social, ni aucune société désirable, ne pourra faire l’économie de la question des violences sexistes et sexuelles et de leur prise en charge. C’est aussi une des leçons de la quatrième vague du féminisme.

 

Par Aurore Koechlin

14 juillet 2026